Un peu d’histoire…

Il était une fois, deux amis qui travaillaient dans l’univers du bâtiment. L’un était PDG d’un bureau d’études en génie climatique et l’autre était directeur commercial pour une multinationale du BTP…

Nos deux compères se réunissaient chaque semaine depuis de nombreuses années pour partager fleurs de méninges et d’amitié. La vie est bien faite, car c’est au même moment que nos deux protagonistes ont eu l’opportunité de se reconvertir et ont décidé de la saisir. Car enfin, il était plus que temps de mettre « en musique » les projets dont ils rêvaient depuis toujours.

C’est ainsi que nos deux amis, habitués à écrire des histoires, des chansons, et à imaginer des produits ou des services, confortablement installé dans le cadre délicieusement suranné d’une vieille propriété Francilienne, se sont demandé lequel ou lesquels, parmi les 102 projets couchés à la verticale sur un tableau blanc, devaient être « poussés » les premiers.

L’idée de concevoir un jeu de carte faisait date dans leurs échanges. Ils savaient déjà que le jeu s’appellerait Papillon, que la boite serait novatrice et que ce jeu aurait pour ambition de devenir un jeu fort et universel, à l’instar du Tarot, du Uno ou du Poker.

Quelle montagne ces deux numéros se sont-ils imposés de gravir !

Nos deux compagnons avaient déjà une idée très claire de ce à quoi devait ressembler la boite du jeu. Elle serait colorée et le jeu de cartes formerait les ailes, tandis que le corps lui, serait représenté par un sablier et les antennes matérialisées par des dés. Si le concept de la boite était sans équivoque il restait à la remplir…

Des familles et des cartes…

C’était décidé, le jeu aurait quatre familles ; mais il ne reprendrait pas l’iconographie traditionnelle pique/cœur/trèfle/carreau. Il fallait créer quatre familles dédiées à Papillon™. Pour nos deux créateurs les trois premières tombaient sous le sens, il fallait des familles universelles.

Ainsi ont été créées les familles des éléments fondamentaux, des grandes étapes de l’humanité à travers ses Grandes Découvertes, et des Formes Géométriques, chacune communes à toute l’humanité. La dernière famille devint une évidence quand nos gentils grimpeurs décidèrent que le dragon devait avoir un rôle dans le jeu : La famille des Serpents fut imaginée et le sept de serpent devint le Dragon….

Nos inventeurs pensèrent alors à créer une cinquième famille, composée exclusivement de cartes avec des fonctions spéciales…

Cette famille fut imaginée et, tour à tour, Papillon, Chenille, Yin et Yang, Couteau Suisse, Chat Noir, symbole de chance… ou de malchance  y trouvèrent leur place.

Cette étape menée à bien, il leur fallait peaufiner les grands principes du jeu. Après avoir matricé sur un tableau les moteurs et les articulations des principaux jeux de cartes, nos héros se mirent à disséquer et analyser les moteurs et les principes fondateurs des jeux de cartes, de la Bataille au jeu des sept familles en passant par la Belote, la Scopa, le Mahjong ou le Poker…

Il devenait désormais clair que la très grande majorité des jeux de cartes fonctionnait selon deux principes : soit vous accumulez des points en ramassant des cartes, soit vous évitez de faire des points en vous débarrassant (défaussant) de vos cartes.

Apparemment rien de très novateur, mais comme nos deux comparses avait décidé que les futurs joueurs de Papillon n’auraient pas à choisir entre fromage et dessert, ils s’employèrent à concevoir dans un même jeu, deux jeux de cartes radicalement différents mais dont les principes de distributions et les cartes resteraient néanmoins similaires.

La fabrication …

Après des heures à choisir et dessiner des symboles exprimant chaque carte de chaque famille au tableau blanc, nos dessinateurs en herbe, couchèrent leurs choix sur de très inspirantes cartes vierges à face blanche. Ils découvrir à leur dépend que les feutres vendus comme indélébiles ne le sont pas sur les trop lisses surfaces des cartes vierges. Il leur fallut même sécher l’encre à l’aide d’une lampe à UV pour pouvoir obtenir un jeu dont les dessins ne se transféraient pas immédiatement sur leurs doigts.

Fort d’un jeu manipulable qu’ils appelèrent béta double zéro, nos deux créateurs en herbe se mirent à jouer, à rejouer, à prendre des notes, à jouer, à rejouer, …

Et c’est là qu’a commencé l’escalade pour nos deux sportifs. Créer deux jeux différents et excitants, consanguins mais indépendant par nature, et, dont la combinaison permettrait de générer un vrai suspens qui repose, comme pour les grands jeux de cartes, sur beaucoup de stratégie et une petite part de chance : Bref, un vrai jeu de carte !

Pour ce faire, les deux loustics durent inventer 8 jeux de cartes différents. Puis, à force de travail, de test, deux règles de jeux se sont peu à peu dégagées comme étant les plus « magiques ». Car on n’y échappe pas : ce qui fait la magie d’un jeu de carte, c’est le mélange subtil entre l’univers du dessin et celui des nombres mais aussi la rencontre quasi magnétique entre tactique et hasard.

Une fois satisfaits du résultat, nos deux compagnons ont décidé de transformer leurs dessins délébiles de maternelle : en vrai jeu de carte qui ne tache pas !

Notre duo fit alors appel à une étudiante en art graphique répondant au pseudonyme d’Algernone. De réunion en réunion, celle-ci produisit un jeu noir et blanc de son interprétation du jeu (béta 01). Une fois les idées confrontées et les compromis ébauchés, la couleur fit son apparition, donnant naissance au jeu dans sa version béta 02. Les cartes furent imprimées sur du papier de 200 grammes, puis, thermo-plastifiées, massicotées et écornées à la main. C’était fait, un jeu était né, jouable, testable et déjà très beau. Deux exemplaires furent ainsi confectionnés.

Mais pour faire un jeu qui marche, il faut tester ses limites, et pour cela, il faut du temps et des joueurs différents. Ce sont les bêtatests. Avec l’utilisation du béta 02, et après de longues parties destinées à pousser le jeu dans ses retranchements, nos compagnons peaufinèrent leurs règles. A force de jouer, il fallait régulièrement repasser les cartes dans la thermo-relieuse pour recoller le film protecteur !

Parallèlement, nos deux juristes en devenir prirent rendez-vous à l’INPI pour déposer et protéger leur jeu. La marque Papillon™ était née, la notice déposée, et l’iconographie des cartes protégée.

Pas facile de se déplacer chez les testeurs avec leur thermo-relieuse, alors la prochaine version combinerait une évolution graphique des cartes et une impression professionnelle: ce serait le béta 03. Algernone finalisa l’évolution des dessins avec de belles aquarelles, et nos deux chercheurs trouvèrent finalement une entreprise qui fabrique des jeux de société en petite série … sur le territoire Corse ! Cinq jeux béta 03 arrivèrent dans une belle boite orange et bleue, les cartes d’un grammage de 320, lavables, arrivèrent au siège d’Emergence & Cie mi-mai 2018. Moins de six mois après le début de l’aventure, nos aventuriers tenaient dans leur main, un objet tangible, fonctionnel, pur fruit de leur imagination et de leur travail.

C’était reparti : parties, test à plus grande échelle, détermination d’un panel de testeurs pour couvrir une large fourchette d’âges, de milieux sociaux, de sexes…

Le jeu plait, fonctionne, la maGie espérée est au rendez-vous, nos deux concepteurs sont aux anges ! Mais il leur faut maintenant amener leur produit, même magique, sur le marché. Première étape pour nos deux informaticiens : un site internet. Ce site, c’est :

papillon-lejeu.fr

C’est sur ce dernier que nos rédacteurs s’emploieront à communiquer leur passion en livrant non seulement des informations pertinentes pour jouer, mais aussi bon nombre de révélations sur les dessous du jeu et les éléments qui le composent, ou bien encore sur le long processus de gestation qui a abouti à la naissance de Papillon™.

Les retours des tests sont enthousiasmants. Seule ombre au tableau, les cartes, épaisses, sont difficiles à battre. Comme certains graphismes n’étaient pas encore complètement aboutis, Algernone refit une passe et une commande fut envoyée à nos amis corses qui produisirent un jeu contrecollé en 260g, avec les derniers dessins, bien plus facile à mélanger. Le béta 04 était né.

Bien sûr, les petites séries produites ne seraient en rien représentatives des coûts de production de masse. De concert avec l’ensemble du processus créatif, nos deux gestionnaires qui rappelons le, sont issus du monde des affaires, avaient tôt fait d’étudier le marché et de faire réaliser des devis de production à plus grande échelle, qui les confortaient dans l’idée que Papillon™ pourrait non seulement donner du bonheur aux joueurs, mais également être  rentable !

Passons sur les moments d’angoisse quand telle ou telle passe ne fonctionnait pas bien, les innombrables fous rires, souvent pour les mêmes raisons… L’important est que maintenant le jeu plaisait ! Il plait aux petits, il plait aux grands, il plait aux filles et aux garçons.

 

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